Le smoking… toute une histoire

Si l’habit ne fait pas le moine… il se pourrait bien que le smoking fasse tout de même le gentleman. N’oublions pas que ce costume est né outre-Manche à la fin du XIXe siècle, dans les fumoirs les plus courus de Grande-Bretagne. Aujourd’hui porté pour les belles occasions, le smoking était au départ une simple veste d’intérieur.

Au fumoir

Au milieu du XIXe siècle, en Angleterre les hommes se rendent au fumoir après le dîner discuter whisky et politique. Pour ne pas s’imprégner de l’odeur de fumée, ils troquent alors leur habit (queue-de-pie) contre une sorte de robe de chambre à mi-cuisse, faite de velours, de cachemire, de laine ou de flanelle, et s’allument un cigare. Le col châle large revêtu de soie permet de laisser glisser la cendre en cas de maladresse et une ceinture ou des brandebourgs aident à la fermeture croisée. Aujourd’hui, cette veste est appelée «smoking jacket ».

Vers 1880, le Prince de Galles et futur roi britannique, Edouard VII, amoureux absolu de ce vêtement souhaite pouvoir le porter à davantage d’occasions. Elle devra avoir plus de tenue et une boutonnière. Il fait donc appel au tailleur de la Couronne Henry Poole & Co, afin de la modifier légèrement : la veste de smoking moderne est née.

Dans les années 1930, Dean Martin, Fred Astaire ou Cary Grant en seront les plus chics ambassadeurs.

Le smoking du XXIe siècle

Aujourd’hui, son simple nom nous évoque James Bond, Cannes, Leonardo di Caprio dans « Gatsby le Magnifique », ou même Yves Saint Laurent qui en a fait un de ses « classiques » féminins.

Nouveaux styles

Et si ce complet était tombé un peu en désuétude chez les hommes ces dernières années, différents créateurs lui ont donné un souffle nouveau. Hedi Slimane, chez Dior, lui a conféré une touche plus rock, quand Tom Ford a lui, accentué son aspect très structuré et cintré. Aujourd’hui les cols de la veste sont plus fins, plus actuels et on ose la détourner de son usage premier. Ainsi, on peut la porter avec un jeans brut, ou la choisir en velours de couleur vive ou opter pour une doublure intérieure moins sage.

Plus formelle, la version croisée, « dinner-jacket » anglaise, reste toujours à la pointe de l’élégance. A recommander toutefois aux silhouettes minces et élancées.

Nouvelles matières

Comme l’a osé avec peps Ralph Lauren en proposant ses associations chic et singulières, de nouvelles matières composent ce costume du soir. On peut désormais le confectionner avec des tartans, des velours palatine de couleur (prune, bleu nuit, rouge profond…) comme l’a proposé le couturier américain, ou bien encore l’imaginer avec des micro-motifs sur des tissus laine et soie (comme des micro-losanges, un micro-quadrillage, du micro-caviar…).

L’invité des mariages

Alors que la jaquette ou le costume 3 pièces étaient privilégiés pour les mariages, le smoking s’y est désormais invité. On peut le porter en choisissant une veste à micro-motifs gris-bleu avec revers de col en soie unie bleu nuit, associée à un pantalon bleu nuit lui aussi, en gabardine de laine. Plus classique, on pourra opter aussi pour un smoking bleu nuit avec un gilet ton sur ton ou encore bleu marine uni, porté cette fois avec un nœud papillon de soie.

Le jour de la cérémonie, il pourra être agrémenté la journée d’une cravate en soie bleu marine et un gilet. Et il prendra une autre tournure le soir venu, le gilet tombé, agrémenté d’un nœud papillon en soie.

 

Le smoking du XXIe siècle est l’apanage de la tenue chic mais aussi deux-en-un, à détourner selon son humeur lors du prochain cocktail dont le carton d’invitation précisera « Black tie ».

 

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